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Toxic
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Miss Lucida Blood
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MessagePosté le: Sam 15 Jan - 17:34 (2011)    Sujet du message: Toxic Répondre en citant

Gros problème, un loup fait partie des canidés. Or, ces bestioles là ne sont pas doués pour l'escalade, et n'ont pas vraiment le sens de l'équilibre. 
Je rate donc mon coup, n'arrivant pas à me rattrapper à la balustrade du voisin du dessous. Le paysage, bien que flou, défile autour de moi. Je sens l'air jouer avec mon corps, la loi de pesanteur s'applique à mon cas. Je ferme les yeux, me concentrant sur cette sensation étrange qu'est le vide... Le choc risque d'être douloureux, mais qu'importe. Autant profiter de l'instant.  
Car je me sens étrangement bien. 
 
Et je m'écrase... Mais, alors que je m'attendais à quelque-chose d'extrémement douloureux... Bon, si, j'ai quand même eu mal mais... Rien de bien grave. Décontenancée, j'ouvre les yeux. L'odeur pestilentiellle s'explique : je suis entourée de déchets. Je me redresse un peu, et aperçoit que je suis égratignée à de nombreux endroits de mon corps... Mais bon, je m'en remettrais.  
Le corps de la féline s'écrase dans un bouisson, non loin.  
Le chat, réputé pour être un animal plutôt agile et toujours retomber sur ces pattes...  
 
Et bien... Il faut croire que sur ce coup-là... 
 
Je me lève afin de mieux la voir et m'adresse à elle : 
"Ca va ?" 
 
Il ne faut pas oublier, tout de même, que le danger n'est pas encore totalement écarté. Mieux vaut donc ne pas trop trainer dans les parages... 

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MessagePosté le: Sam 15 Jan - 17:34 (2011)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Mer 2 Fév - 18:59 (2011)    Sujet du message: Toxic Répondre en citant

 
 
 
 
 
 
Dans un buisson, je suis tombée dans un buisson !

Cependant, ma joie n'est que de courte durée car la douleur commence à se montrer. Ayant les pattes légèrement coincées entre une multitude de branches, j'essaye de m'échapper tant bien que mal de cette étreinte maléfique, causée par une simple éraflure sur mon abdomen … Enfin … je crois. Soudainement, mon amie louve s'approche de moi, les yeux aux aguets, prête à fuir si besoin, et me demande : « Ça va ? »
Qu'aurais-je envie de faire mis à part hurler un bon coup pour qu'on m'achève ? Je suis enfin parvenue à extraire ma patte droite des branchages, tenant en équilibre tant bien que mal sur l'autre. Néanmoins … la plaie que je crois quasi inexistante sur mon ventre est en réalité une infinité d'éraflures de toute part, serties d'une élégante substance rouge foncée … La vue de mon sang me pousse inconsciemment à laisser ma bouche s'égarer dans un affreux rictus, tout en restant fixée sur cette jeune louve qui vient de m'adresser la parole. Je la vois, encore, devant moi, à me fixer, tout en conservant cette mine inquiète, qui me hurle « Relève-toi et sauve-toi bon sang ! » A quoi bon ? Notre monde est perdu. Paris est perdue. Dans une semaine, si ce n'est pas moins, il n'y aura plus une seule espèce animale vivante sur le sol parisien. Hormis le poulet. Voilà à quoi se résumera cette splendide capitale : A un poulailler.

C'est dommage. Je déteste les poules.

Bon, relevons-nous, retroussons nos manches, et sauvons cette magnifique ville.
Essayons, du moins.

Mon abdomen en larmes et sang me supplie d'abdiquer, mais non, je ne le ferais point. L'ignorance et l'indifférence sont signes de lâcheté.

Je n'ai encore rien fait de ma vie, j'ai 19 ans, je suis censée être étudiante en arts mais autant être franche et dire que je n'ai pas fait grand chose en dehors de mon enfermement perpétuel le soir, et de mes bouteilles d'alcool. Seule, toujours seule.

Alors allons-y, levons nous corps et âme de la personne que je suis, et allons enfin montrer notre vraie valeur à l'existence qui s'offre à nous ! En plus, ces déchets sentent vraiment la mort, insupportable.

A ce moment clé de ma pensée, je parviens enfin à extraire la seconde patte du buisson, me retenant au bras de la louve, qui, pendant que je divaguais, est parvenue à casser quelques branches me retenant prisonnière.
Enfin libérée, le sang coulant de mon corps, je ne réfléchis même pas, j'attrape la patte de mon amie et l'invite à fuir …

Bruit de sirène … les revoilà.
En bande cette fois-ci.
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Miss Lucida Blood
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MessagePosté le: Mer 2 Fév - 20:29 (2011)    Sujet du message: Toxic Répondre en citant

La féline ne me répond pas, mais la parole n'est pas nécessaire. Je m'aperçois bien vite que le buisson, qui l'avait tout d'abord accueilli, la retient maintenant prisonnière. De plus, elle est blessée. Je vois son haut arraché, qui commence à se souiller lentement de son sang. Le liquide rouge s'étend, imprégnant le tissu. 
 
Pressée, je m'efforce de l'aider. En lui servant de support, mais également en cassant quelques branches.  
Tous ces efforts lui permettent enfin de s'extraire. Puis, elle me prend une nouvelle fois la main en se mettant à courir. Encore une fois, je n'ai aucune difficulté à la suivre.  
Sa blessure doit la ralentir... 
 
Enfin, j'imagine que cela doit jouer...  
 
Il y a du bruit, beaucoup de bruit.  
Il y a du monde, aussi. 
Enfin, il ne s'agit pas d'une foule... Peut-être une quinzaine de personnes, en train de se battre. Pas toutes ensemble. Elles sont éparpillées, de-ci, de-là...  Tantôt trois contre trois, tantôt deux contre quatre, tantôt une contre cinq... S'accumulent donc les hurlements, les cris déchirants, une sirène au loin, le crépitement d'un amas brûlant...  
Ma pensée se dirige alors vers cet homme lézard, que j'ai vu mourir. Je n'ai rien pu faire. Je n'ai pas pu l'aider. Je suis une lâche.  
Et une fois de plus, je fuis, laissant ce tas humain s'entre-tuer... Mais n'ont-ils pas entendu l'arrivée des policiers ? Ne s'aperçoivent-ils pas que des personnes étrangères au conflit vont les abattre froidement ?  
Ma course se fait plus lente, les larmes coulent abondamment. Je veux agir, mais que faire ? 
Celle qui me tient la main me rappelle à l'ordre, d'un regard noir. Je reprends alors une vitesse convenable, m'éloignant le plus rapidement possible...  
 
Et le paysage de feu et de sang, flouté par mes larmes, défile plus rapidement encore...  
Je dois veiller sur elle. On me l'a envoyée. C'est une mission, ma mission. 
 
J'ai échoué avec l'homme-geko. 
C'est ma seconde chance. 
Et probablement la dernière. 

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MessagePosté le: Mer 16 Fév - 18:16 (2011)    Sujet du message: Toxic Répondre en citant

Je suis née sur ce sol parisien, que j'ai toujours admiré pour sa beauté, sa renommée, cette poésie que l'histoire y a déposé de sa plume, et son rayonnement. Et là, je cours sans savoir où je vais, parce que tout me semble inconnu. Des rues dévastées, des vitrines vandalisées, des commerçants qui hurlent au voleur, des familles qui fuient, des cris de douleur, des égosillements, des plaintes permanentes, des combats de sauvages, des saignements quotidiens … La ville Lumière pourrait désormais être nommée la ville de Feu et de Sang !


La louve et moi continuons notre périple à travers ce parcours du combattant et j'ai la vile sensation de découvrir ce qu'aurait pu être le monde avant notre ère, quand les formes animales régnaient seules sur terre. C'est hideux. Mais au fond de mon être, j'ai toujours rêvé d'être un chat … bien que j'aurais préféré que cela se produise dans de meilleures circonstances ! Derrière nous, j'entends encore le cynique hurlement des sirènes et des coups.


Durant cette poursuite contre la mort, mon sang n'a cessé de couler, et je commence soudain à en ressentir les effets. Ma vue se trouble légèrement, ce qui ne m'empêche pas d'avancer néanmoins. De temps en temps, les balles tirées par les forces de l'ordre s'approchent dangereusement … Je n'ai pas peur, je fuis, je lutte. La vie, la vie … il y a encore deux ans je n'aurais même pas cherché à m'y accrocher comme ça. Histoires de coeur, de souvenirs, de déprime, d'amitiés brisées, les troubles de l'humeur, la fin de l'enfance … l'adolescence quoi. Aujourd'hui, je n'ai plus personne, et cette guerre contre la nature, que j'ai tant admiré, me donne le courage de me relever ! Quelle blague.


Tout en pensant, je n'ai cessé de courir et je me demande maintenant comment ma coéquipière, si je peux l'appeler ainsi, a réussi à me suivre. Ah, une impasse ! Et une porte. Au loin, j'entends encore les appels sinistres de la mort, qui nous cherche, désire nous arracher au monde. J'ignore même dans quel arrondissement nous sommes et j'espère seulement que nous sommes bien tombés … Je tourne la poignée, et ouvre la porte ...


Tout à coup, je me retourne sur mon amie louve, m'inquiète de son état, et lui demande, essoufflée: «C'est surement stupide … de m'arrêter … pour ça … mais … tu t'appelles comment ? »
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MessagePosté le: Mer 16 Fév - 20:54 (2011)    Sujet du message: Toxic Répondre en citant

"Merde." 
La chance nous a quitté. Nous nous retrouvons dans un cul de sac... Long, très long, mais on discerne bien le mur qui nous empêche de poursuivre notre course. La féline ne se laisse pas démonter, je la suis jusqu'à ce qui se révéle être une demeure. Là, elle pousse la porte et m'entraine à l'intérieur de l'édifice. Je ferme l'accés, rapidement mais discrétement. Lorsque je me détourne, j'aperçois la féline face à moi. C'est la première fois que je peux véritablement observer son visage. Elle est... Jolie. C'est surprenant dans ce décors apocalyptique. Ces grand yeux bleus-gris sont impressionants... Mais, ces traits sont sévères... Comme si la contrariété avait une place permanence sur son visage. 
C'est bien dommage. 
"- C'est sûrement stupide... De m'arrêter... Pour ça... Mais... Tu t'appelles comment ? 
- Coraline. Toi ?" 
 
Je suis concise, mais m'attacher à cette demoiselle m'effraie. Je risque de la perdre à tout moment... Pourtant, la complicité est nécessaire à la survie... Je lui adresse un sourire résigné. 

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MessagePosté le: Jeu 17 Fév - 19:23 (2011)    Sujet du message: Toxic Répondre en citant

Suite à ma question posée avec difficulté, mon amie me répond : « Coraline, toi ? » Elle semble m'observer, elle parait surprise, à croire qu'elle ne m'a pas encore vraiment vue depuis le début de notre opération de survie. J'en profite pour cerner son visage moi aussi. Des yeux couleurs noisettes, des cheveux mi-long, accompagnés de traits fin et d'épais sourcils. Plutôt charmant. Et puis je réponds à sa question, feignant d'avoir eu un instant de vertige. « Moi … c'est Marine … enchantée ... » Je lui adresse alors un mince sourire, essayant de cacher la peur qui s'est emparée de mes entrailles. Elle aussi semble avoir une certaine difficulté à masquer la sienne …  
 
 
Nous nous trouvons dès à présent dans une pièce « sombre », où j'y vois clairement en tant que mi-féline, et constate que personne n'est venu ici depuis bien longtemps: au plafond pendent une infinité de toiles d'araignées plus ou moins grandes, un vrai paradis pour ces bestioles là. Qu'il y ait des rats ? Ca ne m'étonnerait même pas. Je dirais qu'il s'agit d'un ancien garde manger, où traînent des caisses de vin et de fruits abîmés par le temps. Le sol n'est que poussière, où nos moindres pas se dessinent clairement. Si les flics nous cherchent ici, ils n'auront plus qu'à suivre les traces … Je me demande si les loups voient aussi bien que les félins dans le noir, et interroge Coraline du regard. Elle aussi a les yeux qui se baladent un peu partout, alors je suppose que c'est oui. 
 
 
Par simple curiosité, je m'approche d'un caisson afin d'observer son contenu et reste subjuguée par la date y étant indiquée « 1944 ». 1944 … Soudainement, j'ai envie d'en voir davantage ... 

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MessagePosté le: Lun 21 Fév - 12:16 (2011)    Sujet du message: Toxic Répondre en citant

Alors, maintenant j'ai un prénom à poser sur ce visage : Marine. Je souris, avant de jeter un regard neuf sur la pièce où nous nous trouvons. C'eszt petit, délabré, poussiéreux.... Et sombre... Trop sombre. Je me doute que mon compagnon d'infortune doit être assez à l'aise dans cet élément... Quant à moi, si je m'éloigne de l'unique fenêtre donnant sur l'extérieur... Ma vue sera extrémement réduite.  
Il ne faut pas oublier sont des créatures qui ont une vision similaire aux chiens. Or, ces derniers sont loin d'être nyctalopes.  
 
J'aperçois Marine s'enfonçait un peu plus... Mal à l'aise, je la suis, me fiant essentiellement à mon ouïe.  
 
"Tu y vois quelque-chose ?" 
 
Ma question est idiote, mais c'est une manière de faire comprendre que je ne posséde pas cet atout. Et puis, j'aimerais bien savoir ce qu'elle peut observer... 

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MessagePosté le: Jeu 3 Mar - 18:59 (2011)    Sujet du message: Toxic Répondre en citant

1944 … Seconde guerre mondiale … des armes, des bombes, des vivres … ou de stupides outils, peut-être des bouquins … Mais que peut-il y avoir dans ces maudites caisses ? 
 
Je suis une ignorante apparemment. A vrai dire, la pauvre Coraline ne semble pas voir grand chose et n'ose pas trop s'éloigner de la fenêtre. Et toujours cette caisse. Et Coco qui me sort : « Tu y vois quelque chose ? » 
 
Oh que oui j'en vois des choses ici … qui ne m'inspirent guère confiance … Je suis en fixation totale sur ces caissons, mais je me rends peu à peu compte que le décor n'est pas très anodin non plus. Au fond de la pièce, accompagnant les araignées et leur logis, étaient accrochés des outils. J'ai d'abord cru à une sorte d'atelier comme tout le monde peut en avoir, mais non … Ca vous arrive souvent à vous de disposer parallèlement des ustensiles de torture contre un mur ? Attention pas de manière irréfléchie, ni à la va vite, rien de cela : un travail de pur maniaque. Et à ma gauche … j'ai pensé tout d'abord qu'il s'agissait de simples posters, et de simples tableaux – peints de façon dégénérée, mais c'est de l'art en soi – eh non. Vous avez déjà vu ces séries policières où des psychopathes s'adonnent volontiers à la folie des collections de « trophées » ? Moi oui, et je n'avais rien ressenti de particulier, alors que le meurtrier découpait les langues de ses victimes. Et là je tremble. Je comprends enfin. Ces choses inhumaines existent. Mon dieu. 
 
Et les caisses, je n'ose même plus les regarder. 
 
Je crois qu'ici nous sommes tombés dans l'antre d'un ennemi pire que le précédent … 
 
« … Coraline, à ta place je ne m'attacherais pas trop à cet endroit ... » 
 
Je parviens à trouver une lampe torche et lui montre les lieux ... 

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MessagePosté le: Jeu 3 Mar - 19:13 (2011)    Sujet du message: Toxic Répondre en citant

« … Coraline, à ta place je ne m'attacherais pas trop à cet endroit ... » 
 
La phrase de Marine me surprend. Je pensais que nous avions trouver un refuge... Soudain, une lumière, vive. Je suis éblouie le temps que mes pupilles se dilatent... Et ensuite... Et ensuite... 
Le cauchemard. 
Des outils dont je n'avais jamais même soupçonné l'existence, des morceaux de chairs, vraisemblablement humains, accrochés ça et là... 
 
Je me rue vers la féline, et coupe la lampe torche avant de lui murmurer :  
"Tu vas nous faire repérer..." 
 
Et là... 
Une porte s'ouvre, faisant à nouveau entrer la lumière. Une silhouette se dessine... Petit et grassouillet... Une salopette bleu arrachée de toutes part, un mégot à la bouche, une casquette rouge sur le crâne... 
Et un regard, vide... 
 
Me saisissant du poignet de Marine, je me précipite derrière un établi pour nous cacher. Je retiends ma respiration... 
 
Qu'allons-nous devenir ? 

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MessagePosté le: Sam 16 Avr - 15:53 (2011)    Sujet du message: Toxic Répondre en citant

  
//Après plus d'un mois voila la suite, pour la peine ce sera plus long, puis là je suis inspirée//

La lumière jaillit alors de la lampe, rendant la pièce davantage terrifiante. Pour en terminer le portrait, je pourrais presque affirmer apercevoir des gouttes de sang fraîches, reflétées par l'éclairage. Alors que cette pensée me traverse l'esprit, le temps de quelques secondes, Coraline se précipite sur moi, me murmurant « Tu vas nous faire repérer ... »  
  
Les mains tremblantes, j'éteins la lampe et regarde précautionneusement autour de moi, un réflexe peut-être ?
  
  
Soudainement, c'est le drame.
  
  
Un cliquetis, un léger cliquetis se fait entendre. Ma bouche s'ouvre sans même que je puisse y changer quoi que ce soit. Toutefois, je hurle en silence. Un type rentre : le genre de p'tit gars grassouillet à l'air faussement sympathique qui pourrait très bien, dans une situation banale entre potes, jouer le rôle du petit blagueur de la bande. Lorsqu'on se retrouve confiné entre la vie et la mort, l'individu en question devient le diable en personne, serti d'une salopette bleue, la clope au bec et la casquette rouge sur la tête : le stéréotype même du psychopathe des films à suspens. Son regard vide m'inspire le néant, la pitié, l'horreur et le vice. Surtout le dernier point.   
  
Coraline s'empare alors de mon poignet et nous emmène derrière un établi, cachette improvisée. Mes lèvres s'assèchent soudainement, je ne peux m'empêcher de garder la bouche ouverte, l'air béat, en prenant garde de ne pas respirer trop fort.   
  
L'individu, maintenant dans l'entrée de la pièce, semble ne plus bouger. La porte, donnant directement sur la rue et la lumière du jour, est toujours ouverte. Je joue au jeu très utile de l'autopersuasion : « Marine ne t'inquiète pas il a juste oublier un ou deux couteaux pour aller décapiter un autre innocent, calme toi bon sang ... » Mais là le contexte ne permettait pas un tel procédé. La peur s'empare de moi, comme une hantise, et pour y ajouter un autre grain de sel, le psychopathe s'avance … s'avance encore … encore … ENCORE … Le bruit de ses pas semblent être à mes oreilles le ton sombre et sinistre du jugement dernier, le boulet que les prisonniers ont parfois accroché à leurs pieds, les tambours des tribus cannibales …   
  
  
Coraline était dans le même état que moi, et me regardait de ses yeux injectés de sang, totalement désorientée, effrayée … J'aimerais lui dire à quel point cela m'aura fait du bien d'avoir fait la rencontre de quelqu'un qui semble sympathique, qui partage les mêmes craintes que moi, qui aura été la dernière personne à qui j'aurais parlé sur cette planète … « Non il n'y a pas de miracle, tu vas mourir Marine ... » me dit, cynique, le petit diable qui se balade dans mes pensées.  
  
J'ai envie de me lever, de m'emparer de la tenaille qui dépasse de l'établi et de le découper en morceaux, pour toutes les horreurs qu'il aura perpétré dans sa vie …  

  
  
Les sirènes approchent ... elles reviennent … se précipitent sur nous … redoublent d'intensité … nous poursuivent. Elles veulent s'emparer de nos âmes … Un coup de feu retentit dans la lugubre atmosphère ... "PAN." Encore, toujours. Mais je n'entends plus, je ne sais plus si je vis, je vois juste Caroline en état de choc, et une flaque de sang se propager sur le sol ...  

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MessagePosté le: Lun 18 Avr - 14:23 (2011)    Sujet du message: Toxic Répondre en citant

L'homme avance, et j'entendrais presque le coeur de Marine qui bat à vive allure. La bouche entrouverte, les yeux rivés sur le petits gros, le présumé psychopathe. En même temps, le fait qu'il ne soit pas surpris d'une telle boucherie est une preuve accablante. Et lui, avance, l'air de rien, au milieu de ce chantier mortuaire. La peur se saisit de la féline... Je redoute qu'elle ne nous fasse repérer... On ne sait jamais, elle pourrait tenter de s'enfuir... Se faufiler... 
On serait répérées à coup sûr. 
Il avance, certes. Il avance vers nous, c'est vrai. Mais il ne viendra pas jusqu'ici, non. Non, disons qu'il n'y a rien de bien intéressant entreposé dans notre coin... Voilà, tout ce qui est ici, il n'en a pas besoin. C'est ce que je me dis, me ressasse. Et puis, s'il nous voit, on aura qu'à faire comme si nous étions empaillées... Les ours ne s'intéressent pas aux proies qui sont déjà froides... 
Mais si celui-là était un charognard ?  
 
Un sourire nerveux de frustration apparait sur mon visage.  
Et si on jouait à se réveiller ? 
A trois, je te pince. 
Et tu verras, tout ça n'aura été qu'un cauchemard des plus lugubres. 
 
L'homme, l'assassin, le meurtrier tombe. Sa chute me semble interminable. Pourquoi ai-je envie de me jeter sur son corps pour dévorer ses restes ? 
Non, il ne faut pas. Chut, Coraline, chut. Ce n'est poas moral, et tu pourrais te faire repérer. Parce-que le gros monsieur que tu vois avachi par terre, là, et dont le sang coule... Et bien, il n'est pas tombé tout seul, tu comprends ? Si son coeur a arrêté de battre, c'est parce-que quelqu'un l'a aidé. 
 
Oui, mais qui ? 
 
Le tireur a attaqué par derrière. En toute logique, il doit être dans l'encadrure de la porte par laquelle le béret rouge est rentré. 
On ne le voit pas d'ici. 
Ami ou ennemi ? 
 
"Tu le méritais, Joe." 
 
Tiens, notre sauveur s'exprime. On devine son souffle lourd et la peine qu'il a eu à tuer un homme. Sans doute l'a-t-il abattu à cause des ces oeuvres d'art immondes... J'ose un regard. 
Debout, il tient une carabine. Il ressemble à un paysan, mais doit avoir une vingtaine d'année. Sa poitrine se gonfle et s'estompe au rythme d'une douleur trop présente.  
 
Un ami du meurtrier qui en a eu assez de ce fardeau lourd de sang. 
 
Je suis tentée d'aller vers lui. De me redresser. 
Mais il a toujours cette fichue carabine dans ses mains crispés. Il ne l'a toujours pas abaissée.  
Les chasseurs ont décimés les loups durant des décennies. 
 
Et mes crocs ne pourront rien face au bâton de feu.  

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MessagePosté le: Jeu 21 Avr - 17:58 (2011)    Sujet du message: Toxic Répondre en citant

 
« Tu le méritais, Joe. »
 
Ces mots me sortent de ma torpeur : l'air béat que j'ai précédemment affiché se transforme en un masque effroyable. Alors que le sang s'approche peu à peu de nous, Coraline se risque à jeter un oeil à notre nouvelle compagnie. Elle semble perplexe. Tout ce que je parviens à capter de l'homme, c'est sa forte respiration. Il a tué le p'tit gros mais semble l'avoir fait contre son gré, ou dans la plus grande des difficultés. Un frère ? Un vieil ami ? Un collègue ? Un COMPLICE ? N'empêche, le pauvre bougre a de mauvaises fréquentations ... Puis j'aperçois l'ombre de ce tueur sur le mur à notre gauche. Il tient encore son arme à la main, une carabine vraisemblablement. Au dessus de ma tête, se trouve toujours la tenaille qui aurait pu me servir si ce « miracle » n'était pas arrivé pour nous « sauver » … Coraline l'observe longuement, serait-elle tentée d'aller vers lui ? Sous son apparence de louve ? Ce serait absurde. Et moi, et mes oreilles de chat ? Vous pensez que ça ferait meilleur effet ? Au pire, je pourrais faire croire que je jouais à cache cache dans le cadre d'une fête entre potes où l'on devait tous se déguiser … Je divague. Je suis à deux doigts de rejoindre mes parents sous terre et j'ose penser à des choses aussi stupides ? Allez, je range l'idée dans ma tête …
 
L'ombre bouge à peine, c'est à peine si elle se permet de détendre ses muscles. En réalité, j'ai l'impression qu'elle tremble sur place. Elle a l'air perdue. Soudainement, elle se ressaisit, elle s'éloigne légèrement, baissant son arme. Un claquement se fait entendre, cela me fait penser à une carabine qu'on aurait précipitamment jeté sur un établi … Des tiroirs s'ouvrent, une voix se fait entendre : « Mais merde Joe tu l'as mis où ce fric ... » Alors c'est ça. Une histoire de blé. Les hommes sont tous les mêmes, de toute façon. La tenaille me supplie de la saisir …
 
Je ressens tout à coup une douleur dans la tête : la poignée d'un tiroir. Un tiroir … UN TIROIR ! L'ombre reparait à gauche. A droite, c'est l'enfer. Coraline me serre machinalement le bras, et moi, comme je n'ai rien à serrer, je me mords la lèvre. 
 
Alors te voilà, ami de Joe, heureuse de faire ta connaissance. 

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Féminin Verseau (20jan-19fev) 狗 Chien

MessagePosté le: Sam 23 Avr - 11:55 (2011)    Sujet du message: Toxic Répondre en citant

Enfin, je perçois un mouvement de l'inconnu dans la semi-obscurité. Il baisse lentement son arme, contemplant le cadavre gisant sur ce sol froid... Joe, mort pourtant, semble m'observer du coin de l'oeil... Son visage est défiguré en une grimace effrayante, modulant ce sourire que j'imaginais carnassier lorsqu'il jouait à disséquer ces corps, abattus de sang-froid.  
Son assassin semble avoir autant de difficulté à lâcher le fusil qu'il en a eu pour abattre l'homme en salopette bleue. Pourtant, il y parvient, dans un mouvement de recul. Il laisse tomber le bâton de feu sur le sol, puis commence à dévaster une étagére, répandant son contenu sur le carrelage marron... Tout ça produit un boucan infernal... 
 
Mais moi, moi... 
Je suis absorbée par ce foutu cadavre. Une marre de sang dégouline peu à peu vers moi, m'appelle, semble réveiller un instinct qui someillait en moi depuis des lustres, comme un volcan qui submergerait tout à coup une civilisation entière sans que personne n'est jamais prêté attention à lui... Je ne peux m'en empêcher, j'hume le parfum se dégageant du liquide rouge...  
J'avance quelque-peu, me penche...  
Et je ne sais si c'est la curiosité, la folie ou simplement la stupidité qui me fait lapper ce qui permettait le transport de l'oxygène au sein du corps de Joe. 
Puis, réflexe. Je me retourne vers l'ombre, me souvenant que je suis en danger. Que nous sommes en danger ! Marine, merde, que pensera-t-elle de moi maintenant ? Moi qui n'ai pu contenir ma bestialité... 
Mais... L'ombre... 
Zut. 
 
Je serre machinalement le bras de la féline... 
Que faire, que faire ? 
Tout se bouscule dans ma tête... 
 
Jusqu'à ce que... 
"Après tout, j'ai déjà goûté au sang" 
Je me jette sur l'homme, plante mes dents dans son cou, qui était à nu. Je ne lâche pas, non, je ne lâche rien. Il se débat, il s'égosille, le pauvre. Le liquide de la vie emplit ma bouche, ma gorge coule à flot. Je retrouve ce goût âpre qui me fait penser au métal... Je ferme les yeux, je sens une douleur atroce transpercer mes doigts. 
Je redresse la tête et hurle. 

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Dernière édition par Miss Lucida Blood le Mar 10 Mai - 18:36 (2011); édité 1 fois
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Katzoun
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MessagePosté le: Mer 11 Mai - 17:14 (2011)    Sujet du message: Toxic Répondre en citant

// Désolé je n'avais pas vu ta réponse, mon dernier message apparaissait après ... //
 
 
Coraline et moi nous retrouvons ainsi devant l'assassin du « pauvre » Joe : Coraline accrochée à moi après avoir goûté quelques instants au sang de Joe, et moi en train de me déchirer les lèvres, oubliant que j'avais des petites dents nouvellement pointues. L'homme, lui, semble déstabilisé face à nous. Il est vrai qu'on ne croise pas tous les jours une fille mi-chat et une autre mi-loup cachée au fond d'un atelier (d'une boucherie plutôt). J'ai comme une envie de rire, un rire purement nerveux bien entendu, face à cet homme. Pour faire court, il est maigre comme une asperge, doit mesurer environ un mètre quatre-vingt et a un air sévère que l'on verrait bien déclarer « si je t'attrape je te tue ». Tout l'opposé du fameux Joe, dont le corps gît dès à présent sur le sol recouvert de sang.
Coraline paraît de plus en plus perturbée, alors que l'homme reste planté là, à nous observer, à se demander ce qu'il doit faire de nous. Son souhait serait-il d'embellir la pièce de deux nouvelles flaques de « peinture » rouge, où d'épargner nos deux corps chétifs ? Il n'a pas l'air très décidé. De toute façon, je doute qu'il puisse nous faire quoique ce soit. Tuer le grassouillet l'a déjà fortement touché. Je le fixe attentivement. Lui ne parvient pas à garder les yeux sur moi, laissant son regard se balader à gauche, à droite, au travers de la fenêtre – certainement par peur de la police – vers Coraline … qui soudainement se redresse et se jette au cou de l'individu. Son instinct animal a décidé de prendre le dessus.
Alors que l'homme s'égosille, je me retrouve à nouveau plongée dans une torpeur, ne pouvant pas aider ma camarade à l'achever ! Leurs hurlements se déversent en moi en une cascade violente; j'essaye de garder les yeux ouverts, toutefois, cette image d'un individu ensanglanté m'en empêche grandement; je me replie sur moi-même, me met à trembler, exécutant intérieurement une dernière prière de consolation; mes mains maintenant toutes poilues se referment sur mes minces jambes (pattes ?); je semble courber l'échine, moi qui m'étais jurée de ne plus jamais abandonner ! L'odeur du sang me monte peu à peu aux narines, me rappelant ces innombrables cicatrices que le buisson m'a causé il y a environ une heure. La douleur revient, lancinante. Elle se joue de moi, de ma faiblesse, de mon abandon. Mon corps est totalement mutilé, mélange de sang et de balafres. Il n'existe plus à mes yeux, mon âme étant seule survivante. Défaillante. Blessée et apeurée.
Coraline pousse un cri de douleur. Toujours recluse sous mon tiroir, j'ose jeter un rapide coup d'oeil, mais ne bouge pas, seuls mes tremblements donnent à voir que je suis encore en vie. Je l'aperçois redresser la tête, dans une sorte de souffrance que je ne puis imaginer. Ma vision trouble m'empêche de voir ce que l'homme tient dans sa main … peut-être un couteau ? J'aurais plutôt affirmer avoir vu un coutelas, celui qui vient de s'abattre sur les minces doigts de la louve.
Couteau … Tenaille ?
Toujours sous les ordres de ma torpeur, je redresse légèrement la tête et essaye d'y voir clair. Une larme se met à couler. Mes bras enferment encore mes deux mollets, qui ne demandent qu'à s'échapper. La mort est omniprésente à mes côtés mais j'ai entendu dire que dans toutes les larmes s'attarde un espoir. Mon amie de fer est là, toujours à sa place, telle le sauveur tant glorifié dans les grands combats. Et tant que ma camarade Espoir sonnera à ma porte, je la laisserai me guider. Toute tremblante, je lève mon bras pour m'emparer de l'outil béni, pendant que Coraline se débat encore pour sauver sa vie; nos vies. L'homme s'acharne encore et encore sur son bras à l'aide de son couteau … Ca y est, ma main est à proximité, toutefois, j'agis en complète discrétion, je ne veux pas attirer l'attention de notre victime. Mon corps ne répond plus. Mes doigts se referment sur la tenaille. Je tremble davantage. Mais ma rage monte à son paroxysme et va bientôt éclater. La tenaille semble prendre possession de mon corps, dès à présent de fer et de rouille, son regard de glace fixé sur l'être humain qui ne sera plus de ce monde dans quelques instants. J'ai cessé de trembler. Tout se joue maintenant ma poulette. Le corps de fer se redresse, les yeux rivés sur l'homme. Il a cessé de se débattre, ayant bien achevé le bras de Coraline qui faiblit elle aussi. Le robot, tendu de la tête aux pieds, s'approche furtivement. L'âme a soudainement disparu, laissant place à son compatriote quotidien. Et ce corps mutilé frappe. En plein coeur. Juste là où il faut. La victime se déstabilise, hurle, s'égosille à nouveau, et s'endort définitivement, laissant l'atelier aux deux êtres mi-femmes mi-animales qui ont pris possession du territoire. Coraline est mal en point. Le robot, quant à lui, se laisse tomber comme une boite de conserve vide. L'âme reprend vie dans ce corps, qui s'évanouit de fatigue.
 

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"Quelqu'un n'a-t-il pas un jour affirmé que l'on aime s'attacher aux personnes qui nous font du mal ?"


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Miss Lucida Blood
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Féminin Verseau (20jan-19fev) 狗 Chien

MessagePosté le: Mer 11 Mai - 17:43 (2011)    Sujet du message: Toxic Répondre en citant

Un couteau... C'est un couteau qu'il a brandit pour me toucher.... 
 
Les questions m'assaillent alors : ai-je bien fait de l'attaquer ? Qu'aurait-il fait si je n'avais pas commencé ? Suis-je en train de devenir un monstre ? 
Ce n'est pas possible, c'est un cauchemar, un horrible cauchemar... Je me réveillerai bientôt, oui ! Toute en sueur, dans les draps blancs de mon petit grenier, comme si jamais toutes ces horreurs ne s'étaient déroulées sous mes yeux. Tout ce sang, toute cette chair... 
Tout le mal que j'ai fait et que l'on me rend...  
 
L'homme profite de ce moment de défaillance pour reprendre le dessus, et mitrailler mon bras de coups de couteaux... Mi-absente, je me laisse faire, je vois mon sang couler... Etrangement, celui-là ne m'attire pas, et il coule à flots... Mes veines, il s'attaque à mes veines, il s'attaque à l'essence de ma vie...  
Je sens le même liquide rougeâtre gravir lentement ma gorge, je crache une petite flaque de sang, alors que lui s'acharne... 
 
Et puis, l'orage cesse. 
J'entraperçois Marine, debout... 
Et le corps de mon ennemi roule sur le côté... 
Une tenaille est planté dans son coeur... 
La Féline vient de me sauver... Car elle aurait bien pu prendre la fuite et m'abandonner là...  
 
Je la vois s'évanouir. 
Je perd un peu la vision... Oui, des taches prennent pocession de ma vue... 
J'arrache un bout de tissu de la chemise de celui qui vient mourir, et panse mes plaies, comme je le peux... Le tissu marron à carreaux ne tarde pas à s'imprégner de sang, mais ça fera l'affaire... 
 
A tâton, je m'approche de Marine, ma vue toujours aussi défaillante. 
"Ca va ? Parle-moi, réponds-moi !" 
Ne m'obstinant pas à exploiter un sens qui me quitte, je ferme les yeux. Là, je tente de secouer la féline, de lui donner de légéres claques sur les joues. 
Des larmes roulent le long de mes joues... 
 
Quel cauchemar... 

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 12:35 (2018)    Sujet du message: Toxic

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